l'actualité politique à argenteuil et dans le Val d'Oise
On peut comprendre l'usage de pétitions, l'organisation de manifestations, le vote de motions par des citoyens, des élus, ou des mouvements qui n'ont pas les "leviers de commande". C'est beaucoup plus surprenant lorsque cela vient d'un exécutif. C'est pourtant ce à quoi nous ont habitué la Municipalité d'Argenteuil, la Communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons. Aujourd'hui, c'est le Conseil général du val d'Oise qui engage une très coûteuse campagne sur le thème du désengagement de l'Etat.
Une analyse lucide et transparente de la situation peut démontrer que , suivant en cela les textes de décentralisation mis au point par le gouvernement Mauroy-Deferre sous la présidence Mitterand, l'Etat a toujours eu tendance à dévier une partie des dépenses sur les collectivités nouvelles. Mais parler sans cesse de désengagement de l'Etat, cela voudrait dire que le budget de l'Etat, en clair les dépenses de l'Etat, est en baisse. Ce n'est pas le cas. Les budgets les plus sensibles (Education, Justice, Affaires sociales, Recherches...) sont même en hausse constante. Il n'y a donc pas désengagement global de l'Etat.
Le Conseil général ressort sa "vieille tarte à la crême". D'après lui, l'Etat serait le seul responsable des difficultés de l'assemblée valdoisienne. Mais comment a fait pendant plus de 40 ans l'ancienne majorité du conseil général pour assumer ses responsabilités ? Aujourd'hui, la majorité socialiste prétend toucher un "arriéré" pour financer des dépenses qui ont deja été réglées hier par d'autres. Sans doute la gestion sérieuse et prudente permettait elle hier ce que l'improvisation budgétaire d'aujourd'hui ne permet plus.
Alors, réclamer à l'Etat, pourquoi pas. Mais pas de cette façon, pas sans avoir en même temps établi un budget en conséquence. Aujourd'hui, réclamer un abondement pour un budget departemental qui fait la part belle à la communication, aux manifestations de prestige, aux saupoudrages démagogiques, à la poudre au yeux médiatique, c'est prendre un peu plus d'argent dans la poche de ceux qui de toute façon finaceront les dépenses : les contribualbles.
Le groupe Union pour le val d'Oise auquel j'appartiens vient de publier une réponse aux "propositions" de la majorité de gauche. Cette démarche a le mérite de ne rien couter au contribuable. Elle n'aura sans doute pas le m^me impact que la couteuse camapgne de la gauche. c'est pourquoi je vous invite à la diffuer largement autour de vous.
La gauche lance la campagne des cantonales en s'attaquant
aux valdoisiens les plus fragiles
Comme les hirondelles qui reviennent aux printemps, la saison des pétitions est lancée au Conseil général du Val d'Oise !
La première du genre cible, sans surprise, le gouvernement et la "dette" de l'Etat à l'égard du Département. Elle va s'accompagner de l'habituelle grossière et caricaturale campagne de propagande anti-gouvernementale dont le président du Conseil général est devenu un expert tant il abuse de cette grosse ficelle politicienne depuis 2 ans.
Les élus du groupe "Union pour le Val d'Oise" ne sont pas dupes : cette pétition ne vise pas à défendre les intérêts des valdoisiens. Sa seule vocation est de faire -une fois encore aux frais du contribuable- la publicité de l'actuelle "majorité" départementale.
Ils trouvent regrettables que la "majorité" tombe ainsi dans la fange la plus clientéliste et la plus démagogique pour amorcer sa campagne électorale.
Les élus de l'UVO constatent ainsi que pour le président socialiste du Conseil général, est incapable de défendre les intérêts des valdoisiens et notamment les plus fragiles d'entre eux. Ce sujet de la dette supposée de l'Etat renvoie en vérité à la difficulté pour le Conseil général de payer les allocations universelles : le RMI-RSA, l'allocation pour personne handicapée, l'allocation d'autonomie. Il ne doit pas être traité sous l'angle de la polémique car il touche directement les valdoisiens les plus fragilisés par la vie.
Ils sont d'ailleurs choqués que cette "majorité" socialo-communiste soit prête à tout pour parvenir à ses fins, y compris à instrumentaliser des sujets aussi sensibles que la précarité, la dépendance et le handicap.
Les élus UVO sont aussi surpris qu'au moment même où la "majorité" s'apprête à annoncer un tour de vis budgétaire dans les finances départementales, qui pourrait se traduire par des coupes sèches dans certaines budgets et les aides aux communes, elle engage une très coûteuse campagne de communication, qui va aggraver encore les finances départementales de plusieurs centaines de milliers d'euros.
La "majorité" ferait mieux de s'occuper des vrais problèmes des valdoisiens plutôt que leur proposer de signer des pétitions inutiles. Les valdoisiens sont indifférents à ces gesticulations médiatiques et politiciennes ayant pour seule vocation que d'assurer au président du Conseil général, dont l'égo semble souffrir de son manque de médiatisation, des invitations sur des plateaux de télévision.