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l'actualité politique à argenteuil et dans le Val d'Oise

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Le bilan économique et social du Conseil général est un simple constat, et ne definit aucun projet réel pour le département

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Le bilan économique et social d'un département devrait être l'outil de pilotage du département. Celui qui nous a été présenté est limité à un exposé de statistiques, un constat, sans projet qui en tire les conséquences et définit la politique départementale. Ce bilan risque de rester "lettre morte".

 

Voici le texte de l'intervention que j'ai prononcée au Conseil général au nom du grpoupe d'opposition Union pour le Val d'Oise.

 

Le bilan économique et social du département permet de prendre  connaissance de données statistiques fiables et mises a jour, mais il se doit d'être aussi un outil de pilotage du Département, et c'est pourquoi nos attentes sont fortes :

 

- Il devrait permettre de tirer un bilan des politiques publiques menée sur une période donnée, et constitue ainsi un formidable élément d'évaluation des politiques publiques

- Il permet de donner une photographie de l'état économique et social du département, mais aussi de la situation des valdoisiens

- Il a vocation à éclairer les choix de politiques publiques des décideurs, et principalement de notre assemblée départementale

 

 

Sur le plan du bilan

 

Nous notons avec satisfaction que les bilans tirés pour la période 1999-2006 montrent et démontrent l'efficacité des politiques engagées par la précédente majorité tant sur les aspects économiques et sociaux que sur les problématiques de formation des jeunes et d'insertion professionnelle même si des marges de progression existent toujours, nous l'admettons volontiers.

 

Mais le bilan des 2 dernières années doit, lui, être regardé comme celui de l'actuel exécutif départemental.


Bien sûr il n' sagit pas pour nous de prétendre que le Conseil général serait l'unique et entier responsable de la situation économique et sociale du Val d'Oise. Le département ne vit pas à l'intérieur de murs imperméables à l'évolution économique et social, à la mondialisation, aux aléas du marché du travail, nous le savons tous.

 

Mais, de même que l'opposition d'alors se servait du bilan économique et social pour dresser un bilan de la majorité d'alors, et je tiens le verbatim de vos propos, M. le président, Didier Arnal a votre disposition si vous en doutez, passés à la majorité, vous comprendrez donc aisément que votre opposition se livre aujourd'hui à un exercice similaire puisque vous semblez avoir un peu de mal, bardé de vos certitudes, à vous livrer à une quelconque d'autocritique sur vos décisions.

 

Je n'aborde que 2 grands chapitres, mes collègues compléteront sur d'autres points.

 

I- Sur le marché de l'emploi d'abord :

 

C'est LE sujet de préoccupation des valdoisiens, comme celui de tous les français et nous ne pouvons pas ne pas en parler.

 

Pendant longtemps, la situation de l'emploi a été positive. Votre rapport le dit lui même, plus de 50 000 emplois ont été créés entre 1999 et 2006 dans notre département. Il s'agit d'emplois du secteur privé donc le fait d'entreprises, ce n'est pas rien !

Depuis peu, la situation tend à se retourner et on note que depuis la fin de l'année 2009, la tendance est particulièrement nette dans l'industrie.

 

Alors vous nous permettrez d'être surpris :

 

Depuis 2008, vous n'avez cessé de diminuer l'aide du Conseil général à la création au développement et au maintien des entreprises dans notre département.

Nous savons que vous êtes par tradition plutôt versés dans la création d'emplois publics (ce que vous ne vous êtes pas privés de faire depuis 2008, avec des créations par centaines).

La suppression des aides à la création d'entreprises vient ici à contretemps de la réalité de la situation économique du département parce que ne pas aider la création d'entreprises, c'est tuer des emplois.

 

 

 

Cette attitude un peu teintée de dogmatisme –avouons-le- est d'autant moins compréhensible quand on sait (selon le bilan lui-même) que le Val d'Oise accueille un nombre insuffisant d'entreprises (en tous cas proportionnellement moins que ses voisins) et que le taux de création d'entreprises est très inférieur à toutes les moyennes.

 

De même, si vous aviez adopté comme de la très grande majorité des départements, de droite comme de gauche, un plan de relance parallèlement à celui de l'Etat, peut être que nous n'aurions pas aujourd'hui une situation de l'emploi en voie de dégradation rapide.

Partout où cela a été fait, les responsables politiques constatent que leur plan a servi a minima d'amortisseur social voire même de véritable levier de développement de l'emploi.

 

Nous sommes enfin frappés par votre inertie sur un certain nombre de grands sujets et notamment sur celui de l'emploi des jeunes.

 

Les indicateurs constatent une nette augmentation des chômeurs de moins de 25 ans (+2000 en un an). Je n 'ai pas entendu un mot dans cette assemblée pour évoquer ce que nous ferons pour ces 9000 jeunes chômeurs alors même que vous savez, comme moi, que beaucoup sont des jeunes diplômés fraîchement entrés sur le marché du travail à l'automne et qu'il est impératif de leur trouver une solution transitoire pour ne pas perdre leur employabilité.

 

Ce que nous retenons de cet aspect du bilan c'est que :

1- La situation du marché de l'emploi commence à se dégrader

2- Les indicateurs sont nets mais vous avez semblé les ignorer

3- Votre politique n'a fait qu'accentuer cette dégradation pour n'avoir rien fait pour soutenir l'emploi et leurs créateurs, les entreprises

 

 

II- Sur les projections de développement du territoire

 

Le rapport sur le bilan nous indique quelques éléments importants quant aux grandes inflexions dans le département. J'en retiendrai 3 à titre d'exemples qui me paraissent extrêmement importantes pour l'avenir, pour des raisons différentes :

 

-         La première exemple concerne la plate-forme de Roissy

 

La zone aéroportuaire a longtemps été un des grands poumons économiques du département. Elle accueille un nombre d'entreprises extrêmement important et comporte donc plusieurs milliers d'emplois réels, actuels mais aussi potentiels.

Or, depuis quelques temps, le marché de l'aviation civile est, on le sait, extrêmement tourmenté. Les compagnies aériennes tendent à réduire leur activité et leurs effectifs.

Ce contexte impacte celui de la zone aéroportuaire. On commence à le constater dans la baisse des mouvements aériens et de l'activité "passagers" de l'aéroport (environ 90 en moins par jour) mais aussi dans les projections en besoins d'emplois qui marquent le pas, voire même diminuent. Cela peut nous satisfaire sur un plan strictement environnemental, mais il ne" faut surtout pas ignorer les conséquences économiques.

En d'autres termes, et sans faire de scénario catastrophe, le risque existe que les activités de Roissy ne tirent plus le département au même rythme que les années précédentes.

Face une telle situation, une réflexion mérite d'être entreprise sur la façon de maintenir le niveau d'activités dans cette zone et avec elle, le même niveau d'emplois.

Ces éléments sont connus de vous et nous sommes surpris que dans votre grand "plan stratégique de développement économique" présentés en grande pompe il y a quelques jours à peine, de tels élément aient été oubliés. Vous faites un constat, vous n'en tirez pas les conséquences !

 

Car, votre plan stratégique a vocation à nous projeter dans la prochaine décennie. Chacun sait ici que l'activité aérienne a vocation à se stabiliser : les capacités aériennes croissantes des appareils vont conduire à une diminution des mouvements aériens, les compagnies aériennes se structurent en alliances pour ne pas avoir à couvrir toutes les destinations et les contraintes environnementales sont croissantes.

 

Il y a donc lieu de mener une réflexion sur la reconversion d'une partie de l'activité de la plate-forme de Roissy, c'est une évide,nce pour tous, sauf pour vous apparemment.

De ce point de vue, vos prévisions sont au mieux optimistes, au pire naïves !

 

 

 

-         La deuxième exemple concerne la volonté de beaucoup miser sur le développement industriel dans la zone "rives de seine". Tout le monde comprendra que je m'intéresse personnellement à ce territoire, puisque je suis élu argenteuillais, mais il va de soit que le sort de ce territoire aura un retentissement sur l'ensemble de notre département et m^me au delà. Je souligne le succès des aménagements auxquels nous avons travaillé depuis des années, et qui pemrettent aujourd'hui la venue de grands groupes économiques.

 

L'emploi industriel s'érode de façon générale. Le Val d'Oise n'échappe pas à ce phénomène, en particulier pour les activités tournées vers l'aviation.

Or, une partie de la stratégie de développement du Conseil général semble reposer sur cette industrie.

Aussi, ce choix pourrait paraître hasardeux si nous ne prenons pas garde à  conduire ces activités à se tourner aussi vers une plus grande "tertiarisation".

 

-         La troisième est l'absence totale de vision sur ce qui pourrait être un des grands axes de développement du département : celui du transport fluvial

 

A l'annonce de la réalisation d'un nouveau tronçon du Canal Seine Nord Europe par le président de la République, qui s'était alors rendu à l'Isle Adam, nous avions pu mesurer l'absence totale de projet dans ce domaine de la part de l'actuelle "majorité, là où la précédente avait placé des espoirs importants dans ce secteur.

 

Nous aurions pu espérer que depuis, cette réalité avait progressé dans les esprits et que le président du CG et son équipe allaient enfin s'emparer de ce sujet. Le plan stratégique comme ce document-bilan (qui dresse quelques perspectives dans le domaine du développement économique) nous prouvent hélas que ce n'est pas le cas.

 

On mesure alors l'écart immense qui existe entre les paroles et les actes de l'actuel exécutif en matière d'environnement et de développement durable.

 

Le transport fluvial, allié à des connexions avec d'autres moyens de transports propres, constitue une vraie alternative au transport par la route. Déjà des entreprises aussi importantes que le groupe Carrefour ou Auchan ont fait le choix de ces moyens de transport propres pour acheminer les marchandises jusqu'aux entrepôts de proximité. Et ce ne sont pas les seules perspectives de développement.

 Il y a donc là un champ de développement immense que l'actuelle majorité se refuse à regarder en face et a considerer à sa juste valeur. Cela est une hérésie pour un département comme le nôtre traversé par deux grands axes fluviaux comme la Seine et l'Oise.

 

Voilà donc quelques uns des points que nous souhaitons aujourd'hui souligner.

Votre façon d'aborder ces sujets économiques en particulier nous paraît totalement statique et décalé par rapport aux mouvements économiques et sociaux permanents.

Vous avez souvent une approche trop binaire des problèmes et cela vous empêche manifestement de prendre la bonne mesure des mouvements profonds de notre département.


Ce que nous retenons de ce bilan, au-delà des éléments que nous avons déjà évoqués, c'est que :

1- Vous avez des indicateurs crédibles qui vous donnent quelques éléments tangibles sur les évolutions à attendre dans le département, et au bon moment

2- Vous ne regardez pas au-delà de l'avenir immédiat et, comme lorsque l'on conduit un véhicule, ce manque d'anticipation est parfois source d'actes manqués

3- le Val d'Oise doit prendre un certain nombre de tournants sur le plan de son développement économique et nous ne voyons pas bien comment vous comptez vous y prendre pour accompagner ces mouvements pour que les valdoisiens n'en pâtissent pas

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<br /> COMMENTAIRE (10A036A01). QUELLES MINE DE RÉFLEXIONS POUR LES FUTURS CONSEILLERS GÉNÉRAUX ? Voilà une intervention Philippe MÉTÉZEAU, qui personnellement, par la pertinence et la clarté de sa<br /> rédaction, contribue à éclairer ma lanterne sur les objectifs et finalités du Conseil général, et donc sur les compétences et missions à déléguer aux actuels et futurs Conseillers généraux. J’ai<br /> posé dernièrement la question de savoir quel pourrait être leur profil ? Et bien je pense que nous allons pouvoir puiser des éléments de réponse dans le contenu de votre intervention.<br /> <br /> COMMENTAIRE (10A036A02). L’ÉDUCATION, L’INSTRUCTION, LA SANTÉ, LE TRAVAIL, LA FORMATION, ETC. ...! S’il est important de connaître les situations d’AVANT expliquant ou justifiant celles de<br /> MAINTENANT, il devient urgent de proposer des solutions pour APRÈS, sur ce qu’il y a lieu de faire pour changer ce qu’il y a à changer pour améliorer la vie de centaines de milliers de personnes<br /> jeunes et moins jeunes, dans tous les domaines tels que : L’éducation, l’instruction, la santé, le travail, la formation, etc. ... Les conditions d’attractivité faites ou à faire aux entreprises<br /> privées, de biens et services à fortes potentialités d’emplois adaptés en priorité, aux besoins de notre département, doivent être accompagnées de suivi d’employabilité des personnes, jeunes et<br /> moins jeunes, à l’acquisition de compétences et qualification, dans les secteurs d’activités portées par le département. Il est nécessaire de faire savoir au plus grand nombre que la dépense<br /> publique ne peut être affectée à l’accompagnement d’implantation d’entreprises et d’emplois privés, sans aucun travail économique à mettre en face.<br /> <br /> <br />
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