l'actualité politique à argenteuil et dans le Val d'Oise
A votre rencontre, lors de mes nombreux déplacements de terrain, beaucoup d’entre vous m’ont fait part de leur étonnement, mais aussi de leur inquiétude, quant à la perspective, évoquée ces derniers temps, de transformer le Parti Radical en fondation.
Je souhaite donc rappeler quelques points simples mais essentiels.
Tout d’abord une évidence.
Une fondation n’est pas un parti politique.
Soumise à une tutelle administrative dès lors qu’elle est reconnue d’utilité publique, la fondation a pour objet de réaliser une œuvre d’intérêt général à but non lucratif au moyen des biens qui lui sont affectés..
Contrairement à un parti politique, une fondation ne comporte pas de membre !
Les fondations trouvent, bien sûr, leur utilité dans notre société. Toutefois, on est là très éloigné de ce que doit être une formation politique à vocation gouvernementale : élaboration et incarnation d’un projet pour la France, actions militantes, conquête de mandats, travail législatif etc. Rien de tout cela ne relève des compétences d’une fondation aussi puissante soit-elle.
Je m’étonne fortement que l’on ait pu imaginer, même un instant, ce type de perspective pour notre parti. J’y vois la négation de l’action de nos illustres prédécesseurs, ainsi que celle de tous nos élus et tous nos militants.
J’y vois surtout le risque de faire bel et bien disparaître notre parti, le plus ancien de la République et la pensée radicale.
Souvenons-nous des difficultés rencontrées par la Fondation pour l’Innovation Politique. A l’origine, émanation de la Direction des études de l’UMP et cofinancée par l’UMP, la Fondapol n’est pas parvenue à structurer le corpus idéologique de l’UMP et ses « 12 idées pour 2012 » n’ont pas été reprises lors de la dernière élection présidentielle.
Je ne veux, en aucun cas, d’un tel destin pour le Parti Radical.
Fort de l’actualité de ses valeurs et de son projet, celui-ci a les moyens d’être à la pointe des prochains combats électoraux et des défis que notre pays doit relever pour aller de l’avant.
Alors que l’UMP est à la dérive du point de vue des idées, alors que l’UDI a besoin d’un pilote audacieux et d’une ligne idéologique susceptible de rassembler une large majorité des Français, notre Parti doit être au cœur de cette ambition.
Le projet visant à transformer le Parti Radical en fondation serait un contre-sens historique.