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l'actualité politique à argenteuil et dans le Val d'Oise

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Philippe Métézeau ouvre le colloque "santé et précarité" au Conseil général

precarite sante 

 

Nous organisons périodiquement des réunions qui ont pour but de réunir un public parfois large et diversifie, c est la cas de nos conférences sociales, mais aussi des rencontres plus spécialisées, plus particulièrement  destinées aux professionnels .

 

C'est dans cette seconde catégorie qu'il faut situer cette réunion d'aujourd'hui,
précarité et santé .

 

 

 

 

 

 

Moi qui ne suis pas un professionnel de la santé, plutôt un généraliste des problèmes sociaux , et encore arrivé à cette mission par des voies "non techniques, je dois dire que ce sujet me paraît aborder  avec des mots simples une situation assez compliquée. Ne serait ce que ce parce que ce mot de précarité recouvre des situations bien différentes :
Précarité du logement ,
précarité des revenus,
précarité de l'emploi,
précarité de l'environnement familial.

 La précarité est caractérisée par une forte incertitude sur la possibilité de pouvoir retrouver dans un avenir proche la situation qui est considérée comme "acceptable". Elle est donc une notion subjective et relative, vécue au sein d'une société donnée.
Le degré de perception de la précarité est, en outre, influencé par de nombreux facteurs culturels. il ne faut par ailleurs ni la réduire ni la confondre avec la pauvreté.

En France, un arrêté de 1992 a défini cinq catégories de personnes en situation de précarité :
chômeurs,
bénéficiaires du RMI,
titulaires d'un contrat emploi solidarité,
personnes sans domicile fixe,
jeunes âgés de 16 à 25 ans exclus du milieu scolaire et engagés dans un processus d'insertion professionnelle.
cette définition qui a une vingtaine d'années garde certainement sa pertinence.

La précarité est vue comme la traduction d'un renforcement des inégalités sociales. Ses causes et ses effets vont bien au-delà de la population visible des exclus. La répétition et l'enchaînement des expériences malheureuses débouchent le plus souvent, sur la précarisation entraînant une fragilisation économique, sociale et familiale extrême. Cet état conduit à la souffrance psychique, à une mauvaise perception de sa propre image, à un sentiment d'inutilité sociale suivie d'une dégradation rapide de la santé.

Ainsi, En France, la précarité peut toucher toutes les catégories sociales. Elle est devenue, en quelques années, l'une des préoccupations les plus importantes que notre société ait eu à affronter depuis longtemps.  En cela, elle est devenue un problème de santé publique et le département du Val d'Oise n'échappe pas à cette réalité.

La politique de santé du Conseil général est basée, depuis plusieurs années, sur la protection et l'amélioration de la santé des Valdoisiens, plus particulièrement celle des plus vulnérables.
Des actions de prévention, d'accompagnement sont régulièrement organisées auprès du public et des professionnels :
J en citerai principalement 3 :
les centres de PMI : lors des consultations individuelles pour les enfants, mères et futures mères et lors d'actions collectives menées auprès des familles…
les centres départementaux de dépistage et de soins (CDDS) : dans le cadre du dépistage et des consultations (IST tel VIH, hépatites B et C, tuberculose…), ou lors des actions collectives sur la vie affective et sexuelle auprès de groupes et lors des  évaluations médicales des bénéficiaires du RSA, dans le cadre du "Parcours Santé" (visant une démarche de soin),
la Cellule Éducation pour la Santé : en organisant des actions collectives sous forme "d'ateliers santé" au sein des structures accueillant du public en difficulté sociale ;  mais aussi en apportant un soutien méthodologique aux professionnels oeuvrant auprès de ce public…


Des agents d'autres Directions sont également confrontés au quotidien à l'accueil et à l'accompagnement de ce public précaire :

la Direction de la Vie Sociale (DVS)
la Direction des Personnes Âgées (DPA)
la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)

Cependant les professionnels s'accordent à dire qu'ils rencontrent toujours des difficultés dans l’accompagnement et la prise en charge de ce public.

Les obstacles se situeraient souvent au niveau de la perception des besoins les plus urgents, de la prise en compte de la capacité de résistance et de la vulnérabilité de ces personnes, en situation d'usure et de fatigue sociale. La méconnaissance de ces données peut conduire à l'échec du travail des professionnels.

Pour répondre à ce besoin, la Direction de la Prévention et de la Santé organise une demi-journée d'information sur le thème de la "santé et précarité". Je remercie tous ceux qui ont organisé notre réunion de ce jour, en particulier M. Bereksi et ses collègues.

L'objectif est d'amener les professionnels du champ sanitaire et social à mieux appréhender le processus de précarisation et ses conséquences sur la santé.

Je vous remercie d'y participer, comme intervenant ou en participants aux échanges. Je ne doute pas que tout cela sera fructueux et je vous souhaite une excellente matinée.

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A
(10A239). IL EST NÉCESSAIRE DE DISTINGUER LA PAUVRETÉ DE LA PRÉCARITÉ. Nul ne peut contester que la «précarité avérée», puisse être à l’«origine» d’un processus de dégradation de la santé d’une<br /> personne donnée : Dégradation physique, psychique, psychologique, etc. ... Il est tout aussi évident que l’analyse connexe et complexe des éléments de précarité d’une personne dans une situation<br /> donnée, fait apparaître des conflits de perception (sentiments), des antagonismes de raisonnement (opinions) et des oppositions et controverses de jugement (décisions). Les éléments de précarité<br /> sont subjectifs et donc assujettis à chaque personne et non à un groupe de personnes. C’est pourquoi, il est nécessaire de distinguer la pauvreté de la précarité. Cette distinction devrait<br /> permettre d’apporter le plus juste accompagnement possible, dans le souci de solidarité, d’équité et de réciprocité, d’une société donnée. La pauvreté implique de l’«aide sociale» SANS réciprocité.<br /> La précarité implique de l’«entraide sociale» AVEC réciprocité.
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