l'actualité politique à argenteuil et dans le Val d'Oise
sur le m^me evenement, voir aussi http://www.valdoise.fr/9156-colloque-sur-l-enfant-delaisse.htm
Un colloque sur le thème " enfant délaissé, quel repérage et quel projet" s'est récemment tenu au Conseil général.
Cette question fait partie de la compétence obligatoire du Conseil général. Une bonne raison pour que Michele Berthy (déléguée à l'enfance) et Philippe Métézeau (en charge de l'action sociale) organisent ce colloque avec nos services.
Ce type de réunion dont les média ne se saisissent pas... Et pourtant ! C'est l'occasion que les professionnels et les élus se penchent sur ces questions dites "de société" . Comment faire en sorte qu'un enfant qui est délaissé par sa famille puisse être repéré, et comment nos institutions peuvent l'aider à définir et à construire un projet de vie (adoption? placement en foyer? accueil par une famille ?...).
Je résumerai en quelques phrases clefs, forcément réductrices, mais qui me paraissent bien traduire l'état d'esprit et l'état des lieux. Ces phrases ont été prononcées par des travailleurs sociaux, des educateurs, des philosophes, des élus, des médecins...
D'abord une reflexion de bon sens, quand il s'agit de repérer un enfant délaissé, il faut aller vîte "le temps de l'enfant n'est pas celui de l'administration". Ensuite, il ne faut pas aller trop vite à une conclusion automatique "il ne faut pas constituer un vivier d'enfants adoptables" .
"Il faut élaborer un vrai projet de vie pour les enfants durablement délaissés"
2 chiffres importants :
A ce jour, dans notre département, 8 % des enfants accueillis par les services du Conseil général le sont depuis plus de 10 ans.
10% des parents n'ont aucun droit de visite, mais "l'attachement n'est pas seulement maternel, il ya aussi le rôle de la fratrie".
"Il faut se garder des postures idéologiques ou émotionnelles"
La question se pose de savoir s'il faut vraiment favoriser le lien parents-enfant" dans tous les cas ?"
La conclusion, s'il en est une possible me parait etre la suivante, qui montre toute la difficulté d'aborder ces questions "notre législation n'est pas adaptée, car on ne tranche pas entre l'équilibre psychique des parents qui nécessite souvent le maintien du lien et celui de l'enfant. Attention à ce que l'enfant ne joue pas le rôle de médicament ! Des pays comme le Canada répondent a cette question, en prenant au bout de 18 mois de placement maximum une décision : retour dans la famille, adoption..."
Dans le Val d'Oise, sur 306 enfants, 23 enfants de moins de 6 ans, sont actuellement en situation de délaissement repérée.
J'ai envie de terminer par la première phrase que j'ai citée : "le temps de l'enfant n'est pas celui de l'administration", et d'apporter toutmes encouragemenstr à celles et ceux qui esaient de répondre à ces graves situations, que leur statut soient administratif, associatif, libéral ou élus.