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Ce 10 mai 2011, à 18 heures, la ville d’Argenteuil a commémoré l’abolition de l’esclavage dans les jardins de l'Ecole de Musique , le Square du Chevalier de Saint Georges.
Pour cette commémoration, la Ville a commandé une œuvre de William Castano, intitulé « Supplique ». La sculpture a été dévoilée par l’Artiste. Une œuvre puissante qui évoque autant la liberté retrouvée, que l’espoir d’une vie nouvelle.
Prenons acte que Philippe Doucet, qui nous avait habitué pour cette commémoration à choisir une date partisane liée au Parti Radical de Gauche et à sa Présidente, ait rallié la date officielle.
Rappelons que cette journée du 10 mai a été choisie par le Président Jacques CHIRAC en 2006.
Cette cérémonie est importante, essentielle car elle concerne les valeurs fondamentales de notre République et de la France que nous aimons. Notre Nation, terre de Liberté et de Fraternité célèbre cette journée du 10 mai sans oublier l’esclavage des temps modernes. Il y a encore, y compris dans notre pays des hommes, femmes, des enfants qui subissent des situations humiliantes, dégradantes, et violentes. Ne l’oublions pas.
« Ils furent des millions ; Ils furent enchaînés ; Ils furent déportés d'un continent à l'autre ; Ils furent battus ; Ils furent asservis. Cela dura des siècles. On leur prit tout : leur liberté, leur dignité, leur vie, leurs rêves, leurs espoirs, leurs joies. On leur retira le nom d'Homme. On en fit du bétail et de leurs enfants aussi. On prit la peine cependant d'édicter un « code noir » : « Pour le voleur : la mort. Pour celui qui a frappé son maître : la mort. Pour le fugitif : les oreilles coupées et une marque au fer rouge. Pour le récidiviste : le jarret coupé et une deuxième marque au fer rouge. A la troisième tentative : la mort. »
Cela dura des siècles ».
En plein XIXe, en Guyane, un maître pouvait, en toute légalité, infliger à une femme de 66 ans, mère de 11 enfants, 43 coups de fouet, 5 pour avoir manqué à l'appel, 9 pour injures, et 29 pour menaces. Aboli par la Convention en 1794, rétabli en 1801, l'esclavage perdura encore presque un demi-siècle. En 1830, la France interdit la traite. Mais elle continua en contrebande en toute impunité. Et dans les plantations, dans les habitations comme l'on disait aux Antilles, l'esclave continuait de travailler sous le fouet. Il a fallu attendre 1848 pour que la patrie des droits de l'Homme mît fin à cette barbarie, indigne de ses valeurs. En 1794, il y avait eu l'Abbé Grégoire. En 1848, il y eut Schœlcher La liberté, la République la leur a donnée en 1848. L'égalité, la République la leur a promise en 1946. "
Extrait du discours du président Nicolas SARKOZY prononcé ce jour – 10 mai 2011 – Jardins du Luxembourg -PARIS
(article écrit avec la collaboration et la recherche documentaire de Pascal HUET, habitant d'Argenteuil, que je remercie pour sa participation très efficace)