Si les contacts avec les associations et les services destinés à la jeunesse sont indispensables et doivent être poursuivis, les rencontres directes en allant voir les jeunes là où ils vivent est aussi extrêmement enrichissants. J'ai apprécié l'accueil et l'écoute que j'ai trouvés dans les cités ou autres lieux où je suis retourné récemment. Le décalage entre la perception qu'ont les élus et les attentes réelles des jeunes est parfois patent et il faut tout faire pour y mettre fin. Quand on aborde les sujets difficiles, ils comprennent parfaitement que l'on puisse dire "non", à condition que l'on explique et que l'on justifie. Mais j'ai noté que certaines attentes pourraient être rapidement satisfaites et je veux m'y employer. Après les élections, je poursuivrai ces rencontres directes dans les cités, c'est mon premier engagement.
Les demande sont diverses. Je parlerai de "demandes immédiates" et de "demandes de fond".
Les demandes immédiates
Si les jeunes sont demandeurs d'équipements, j'allais dire "comme tout le monde", ils restent surtout très attachés à leur cité, où ils sont souvent nés ou vivent avec leur famille et leur copain depuis de nombreuses années. Il est donc nécessaire qu'ils y trouvent un minimum d'équipements de proximité. Ceux-ci doivent répondre à leurs pratiques nouvelles. Je prendrai 2 exemples : beaucoup m'ont parlé du footsal. Cette nouvelle pratique se développe. Nos gymnases de proximités n'y répondent que très imparfaitement, voire pas du tout. De même, si la construction de grands terrains de sport est forcément limités, les city stades sont de plus en plus réclamés. Ils coûtent moins chers en construction, en entretien, en surveillance. Je demanderai au Conseil général la mise au point d'un nouveau dispositif d'aide financière pour la réalisation de ces équipement de sports et de jeux de proximité. Quant aux équipements existants déjà il faut bien evidemment mieux les utiliser. la proximité de la MJC ne bénéficie pas assez aux habitants des cités du centre-ville notamment. C'est un comble ! De même, les équipements sportifs liés aux collèges doivent être ouverts hors temps scolaires pour bénéficier aux associations, et notamment aux associations de quartier.
Les demandes "de fond"
Le logement et l'emploi constituent bien évidemment la préoccupation majeure. Cela n'est pas propre aux jeunes, mais ils ont des difficultés particulières auxquelles il faut essayer de répondre.
Lorsqu'un jeune qui a un emploi, un revenu stable et correct, désire prendre son indépendance, comment se fait il qu'après plusieurs années il n'ai reçu aucune proposition ? Le manque global de logements n'explique pas tout. Ils ne comprennent pas, et je ne comprends pas non plus, que des personnes qui viennent d'arriver à Argenteuil, qui n'ont aucune ancienneté dans le dépôt de dossier, qui n'ont aucune attache dans un quartier puissent "griller tout le monde" et se voient attribuer un logement. La transparence dans les attributions doit redevenir la règle absolue. J' y veillerai. Pour d'autres jeunes, qui ne sont pas encore prêts à une autonomie totale, le logement en foyer de jeunes travailleurs peut être une première étape vers l'indépendance. Comment expliquer que les associations qui gèrent ces foyers voient les subventions départementales et municipales diminuer ? Il faut revenir à une pratique plus constructive. Là encore, j'y veillerai.
L'emploi constitue souvent la solution à bien des problèmes. Il doit être la priorité. A ce sujet, j'ai noté qu'une de mes adversaires parait très fière du nouveau dispositif d'aide au passage du permis de conduire. Je suis stupéfait. Cette satisfaction qu'elle affiche montre une ignorance totale de la situation.
Le nouveau dispositif propose une aide pour tous les jeunes de moins de 26 ans allant de 100 à 600 €. Cela est une régression par rapport à l'aide apportée par le dispositif que j'avais mis en place lorsque j'étais au Conseil général. Par l'obtention d'une bourse d'insertion professionnelle (BIP) , cette l'aide globale apportée au jeune (âgé de moins de 28 ans ) qui a besoin du permis de conduire pour obtenir un emploi, suivre un stage, acquérir une formation pouvait atteindre 1800 €, et comprenait également la prise en charge d'autres frais (inscription, repas, outils de travail...) si cela est nécessaire. Cette somme était versée avant l'inscription, donc pas d'avance d'argent de la part du candidat. Le nouveau dispositif a été étendu à tous les jeunes par démagogie et ce saupoudrage qui coûte très cher au Conseil général a forcément limité la somme donnée à ceux qui en ont le plus besoin.
J'ajoute que le dispositif de Madame Cayzac est tellement compliqué et inadapté que le nombre de dossiers déposés est ridiculement bas... Personnellement, je n'ai pas rencontré un seul jeune qui en a bénéficié, ni une seule structure qui ait vu un dossier aboutir au versement rée de la somme!
Franchement, connaissez vous un seul jeune qui a "touché" ses 100 à 600 € ?
Bref, pour le jeune qui a besoin du permis pour travailler, le nouveau dispositif entraîne une baisse de l'aide de 30 à 90 %. Il n'y a vraiment pas de quoi être fière.
Si je suis élu, je veux réactiver ce système des BIP allant jusqu'à 1800 €. Si des jeunes se sont engagés dans le systeme actuel (100 à 600 €), il faudra bien entendu leur verser afin qu'il ne soit pas pénalisé par leur engagement, ou leur verser la BIP si celle-ci est plus avantageuse et s'ils remplissent les conditions.
Voilà quelques données qui devront bien sûr être complétées régulièrement, mais je voulais dès maintenant prendre position sur ces sujets qui me paraissent très importants.